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20 décembre 2019

Séminaire P.A.R.I.S

Campus Condorcet, salle 38, Bâtiment de Recherche Sud, 5 cours des Humanités, Aubervilliers

La prochaine séance du séminaire de l’équipe P.A.R.I.S. aura lieu le 20 décembre, l’après-midi, au Campus Condorcet, salle 38, Bâtiment de Recherche Sud (5 cours des Humanités, Aubervilliers)

Nous pourrons écouter les présentations de travaux de recherche de :

  • Denis Eckert : La Langue internationale du Dr Esperanto, la diffusion et l’adoption d’un projet universaliste au moment de la «  Première Mondialisation  » (fin du 19e siècle).

En 1887 paraît à Varsovie une courte brochure, déclinée successivement en russe, polonais, français et allemand, intitulée sobrement «  la Langue internationale. Préface et Manuel complet  ». C’est l’acte de naissance d’une «  langue construite  », l’esperanto, langue qui existe toujours, même si elle a échoué à être la langue de communication internationale que son créateur, le le Dr Ludwik Zamenhof, avait imaginée.

Si la création de l’esperanto, utopie universaliste caractéristique de la fin du 19e siècle, a été assez bien décrite et commentée, notamment du point de vue linguistique, ou de l’histoire des idées, le phénomène de la traduction et diffusion rapide des textes fondateurs du projet espérantiste (manifeste, manuel, dictionnaire) dans au moins dix-huit langues entre 1887 et 1892 n’a jamais été systématiquement étudié.

On abordera ce phénomène en présentant les sources (vingt textes) et en décrivant sommairement leurs caractéristiques. Par ailleurs, on présentera un tableau synoptique des auteurs/traducteurs/adaptateurs de ces textes (origines, motivations, trajectoires), militants précoces de cette cause, qui constitue un réseau de co-auteurs, artisans de la co-construction d’un projet mondial.

Par ailleurs, il existe des sources inexploitées sur la diffusion mondiale du projet avant la Première Guerre mondiale. En effet, le mouvement espérantiste a tenu 9 Congrès Universels avant 1914 dont les documents sont conservés, et a tenu pendant des dizaines d’années un annuaire mondial des membres les plus engagés. La saisie de ces données, où souvent le lieu de résidence des participants est mentionné, est en cours est permettra une analyse poussée du phénomène de diffusion mondiale de ce projet utopiste, et notamment d’approfondir l’étude de la participation aux événements mondiaux du mouvement.

Ce travail, par nature interdisciplinaire et interlinguistique, touche tant à la question de la diffusion de l’innovation, de l’analyse des milieux innovants, des territoires de marge, de la linguistique (analyse de corpus parallèles), de l’histoire sociale et culturelle, des processus de mondialisation.

  • Laurent Beauguitte : Géographies des scènes musicales nationalistes

Après avoir travaillé sur les organisations intergouvernementales (2009-2015), Nuit debout et les zad (2016-2018), Laurent Beauguitte s’intéresse depuis plus de deux ans sur les scènes musicales nationalistes – terme suffisamment générique pour englober les rappeurs catholiques intégristes, les groupes de black metal néo-nazis (NSBM) ou le RAC (rock against communism). Il s’intéresse plus particulièrement aux réseaux de collaboration internationaux permettant à des scènes ultra-minoritaires, clandestines et réprimées de continuer à exister et à diffuser leur production à une échelle globale. Selon les terrains étudiés, les méthodes mobilisées mêlent analyse quantitative, observation et ethnographie du web. Au-delà de l’aspect politique, les travaux en cours permettent d’interroger de manière plus large les logiques de production et de diffusion, matérielle et numérique, des musiques underground. Ils soulèvent également des enjeux éthiques communs à toute recherche en milieu « sensible » (radical, clandestin, criminel, etc.). Divers billets sur le sujet sont en ligne sur ce blog : https://esprad.hypotheses.org

Date de mise à jour : 10 décembre 2019

 
 

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