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Thématique : “Modèles et modélisations"

Les recherches sur les modèles et les modélisations menées dans le cadre de cette thématique continueront à se situer à l’interface de la géographie quantitative, de la géomatique, de la statistique, des sciences des systèmes complexes et de l’informatique. Quatre grandes orientations peuvent être identifiées.
Dans le prolongement des travaux menés de longue date au sein de l’équipe PARIS, un premier ensemble de recherches concerne l’approfondissement de la formalisation des modèles.
Dans le cas de modèles théoriques, un des enjeux est de concevoir des modèles qui reflètent et révèlent les structures dynamiques et multiscalaires des phénomènes étudiés ainsi que les interactions entre agents, structures et processus.
Dans le cas de modèles empiriques, un enjeu important est d’intégrer et de combiner la structure complexe des différentes bases de données (parcellaires ou massives, plus ou moins précises temporellement ou spatialement, issues de réseaux, textuelles etc.).

Pour les modèles théoriques comme empiriques, il s’agit aussi de discuter des contextes historiques, sociaux et politiques qui ont concouru à l’émergence ou à la disparition des théories et des données sur lesquelles ces modèles s’appuient.

Une deuxième orientation de cette thématique concerne l’articulation des modèles et leur complémentarité dans la mesure où chaque modèle n’éclaire qu’un aspect du phénomène d’intérêt. Citons à titre d’exemple :

  • l’articulation des modèles centrés sur des échelles microscopiques et macroscopiques ;
  • le croisement des approches spatiales (continues) et territoriales (discrètes) ;
  • le couplage des modèles statistiques et des modèles de simulation multi-agents ;
  • la confrontation des modèles construits sur des données traditionnelles à ceux construits (ou à construire) sur les données nouvelles et souvent massives ;
  • la mise en regard des modèles développés dans les différents champs des sciences sociales.

Une troisième orientation porte sur l’évaluation des modèles via l’expérimentation numérique. Cet aspect méthodologique vise à instrumenter le modèle sous sa forme numérique afin d’en extraire des connaissances sur le modèle lui-même ou/et sur le système modélisé (par exemple, pour tester l’adéquation du modèle à des données empiriques, pour quantifier sa robustesse à des perturbations ou pour le comparer à d’autres modèles).
Enfin la dernière orientation concerne l’usage qui peut être fait des outils de modélisation et de géovisualisation pour ouvrir et diffuser des pistes de recherche, pour acquérir des nouvelles données (génération de populations synthétiques, utilisation de données non-conventionnelles comme support d’échantillonnage ou d’entretiens), pour favoriser l’implication d’un groupe d’individus dans la prise de décision (modélisation participative), ou pour orienter les décisions publiques (par exemple l’expérimentation de plusieurs scénarii dans une plateforme virtuelle et collaborative).

Pour chacune de ces quatre orientations, les recherches menées au sein de cette thématique concernent un large spectre de phénomènes dont la structuration spatiale est questionnée : systèmes de villes, systèmes de peuplement, mobilité des populations, flux matériels et immatériels, ressources, inégalités de santé, espace scolaire, conflits, risques et vulnérabilité, etc.

Date de mise à jour : 27 mars 2019

 
 

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