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DIACT (Délégation interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires)

Prospective « Les portes d’entrée de la France dans les systèmes territoriaux de grands flux »

Durée : 2010-2011

La progression du volume des échanges internationaux est chaque année deux fois plus rapide que celle de la production mondiale. Tous les indicateurs aujourd’hui prévoient le maintien, voire un accroissement de ces dynamiques. Mais les configurations territoriales qui sous-tendent ces évolutions restent mal connues. Préfigurer la France dans une trentaine d’années, c’est entrer dans l’ère des territorialités mobiles, des sociétés nomades et en réseau.
Les territoires et les réseaux sont pensés en termes concurrentiels. Parallèlement, la prise en compte des processus de production des richesses est largement privilégiée. Dans cette perspective, l’intégration spatiale est réduite à une opposition de catégorie, avec d’un côté, des centralités dominantes et de l’autre, des périphéries dépendantes. Seul le développement d’une approche relationnelle des territoires permettrait d’en cerner véritablement les contours ; soit une approche, non plus en termes de zonage, de répartition, mais d’articulation et d’interdépendance.

Un système composé de portes et de flux est un système d’interfaces qui s’apprécie dans la combinaison du lieu et du lien, du réseau et du territoire, des portes et des couloirs. Or, concilier l’espace des lieux et l’espace des flux soulève une question, peut-être même une crainte : comment les systèmes de flux territorialisent ?

Pour le comprendre, il est impératif de développer des approches couplées qui permettent d’intégrer pleinement l’ensemble des composantes des systèmes territoriaux formés par l’échange : la société mobile et de loisirs, la société de la connaissance et de l’information, la société économique et financière, la société énergétique. À partir de cette approche extensive des systèmes d’échange, trois catégories de portes ont été définies : les portes-lieux qui facilitent les circulations et les échanges et se caractérisent par une forte présence d’infrastructures ; les portes-territoires qui se caractérisent par une multiplicité d’activités et de fonctions, mais où domine celle de « l’habiter », les portes-individu / portes-objet qui combinent étroitement un utilisateur et une technique au service des transferts d’informations.

Les portes d’entrée de la France concernent également différents lieux et espaces dont les métropoles ou ceux spécialisés dans la mobilité. Ces portes sont de plus en plus déconnectées des frontières nationales. Rotterdam ne serait-il pas le premier port français ? Les portes d’entrée se généralisent en raison de l’accroissement des mobilités, mais également à cause de l’individualisation des pratiques. Au-delà des problèmes de fermeture évoqués, les portes nous interpellent à travers quatre problématiques majeures : la territorialisation, ou la capacité des flux à faire « territoire », voire, si l’on va jusqu’au bout de la logique, la possibilité d’habiter les flux ? La responsabilité ou, quelles sont nos capacités de régulation et de maîtrise d’un système territorial dont la dynamique repose sur de nouveaux rapports de force entre acteurs publics et privés ; entre l’ancrage de la puissance publique et la faculté des nouveaux acteurs « à se jouer » des frontières. Comment gérer l’entre et l’inter territoire ? Le rayonnement, ou quelle est la capacité du système à susciter et à renouveler les flux en prenant en compte des formes d’innovation technologique, mais aussi sociale et organisationnelle. Enfin, la vulnérabilité ou la durabilité d’un système de flux, sa soutenabilité, ce qui l’entretient ou, au contraire, lui porte atteinte, sa fragilité face aux risques et changements divers.

Direction : Nadine Cattan

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Date de mise à jour : 9 juin 2017

 
 

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