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DATAR

Systèmes urbains et métropolitains

Durée : 2010-2011

La mobilité et l’échange sont des composantes essentielles de l’organisation des espaces par les sociétés et la réalité urbaine et économique, à différentes échelles, fondée sur les réseaux de relations est très ancienne. Aujourd’hui, en Europe, la construction de l’Union combinée avec la recomposition des temps sociaux, la réduction des coûts de déplacement fait émerger de nouvelles formes de mobilité professionnelle, touristique et familiale (Cattan ed., 2007). Ces mutations conduisent les spécialistes à dire que nous sommes entrés dans l’ère des territorialités mobiles, des sociétés nomades et des sociétés en réseaux ; une ère où les territoires ne sont plus pensés en termes de répartitions et de localisations, mais en termes d’articulations et d’interdépendances à appréhender comme des constructions réticulées, topologiques entre des lieux distants (Cattan, 2006, Berroir et al., 2008). Moteurs majeurs du développement territorial, les villes et en particulier les métropoles, sont perçues comme des vecteurs incontournables de ces modifications (Paulus, 2007). Le système urbain français est à la fois cause et conséquence des flux en tous genres qui sillonnent le territoire national et qui le relient au reste du monde. Pourtant, dans un grand ensemble de travaux sur les villes françaises et les systèmes urbains, l’accent est essentiellement mis sur la concentration des populations, des activités et des équipements (Bretagnolle, Pumain, Vacchiani-Marcuzzo, 2009, Paulus, 2007). Pourquoi ? Parce que les approches économiques dominent largement dans les réflexions sur l’espace et ses dynamiques, et que dans ces approches on pense le territoire et les réseaux en termes concurrentiel où seuls les processus de production des richesses sont comptabilisés. Ces travaux viennent tous renforcer les théories autour de la hiérarchie urbaine comme principe majeur d’organisation et de fonctionnement d’un système de villes, avec l’idée sous-jacente d’une sélection et d’une sélectivité spatiales de localisations des activités, des populations et des équipements. Cela permet certes d’apporter des connaissances sur les systèmes urbains et métropolitains nationaux. Mais ces travaux conduisent invariablement à reproduire les mêmes images toujours duales de cet espace : un centre dominant et des périphéries dépendantes, des grandes villes toujours gagnantes et des petites villes en mal de visibilité. Pourtant d’autres formes plus réticulées et plus polycentriques diversifient les canaux de l’échange et souligne le fait que d’autres lieux et d’autres liens comptent et participent à la formation d’un monde global.

Ce projet a l’ambition de mettre en évidence les configurations territoriales des systèmes urbains et métropolitains français au prisme des systèmes de mobilités. Ces configurations sont encore mal connues et difficiles à appréhender pour des raisons variées qui vont de la difficile collecte des informations relatives à l’échange aux problèmes d’appréhension et de représentation des territorialités mobiles et des réseaux. Dans une approche très soucieuse de la prise en compte des jeux et des enjeux des fonctionnements territoriaux à différentes échelles, ce projet a pour objectif de mettre l’accent sur la multi-appartenance des villes françaises à plusieurs systèmes urbains et métropolitains.

Direction : Céline Vacchiani

Date de mise à jour : 9 juin 2017

 
 

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