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ANR

Shrinkink Cities, une approche globale

Durée : 2006-2010

Les recherches sur les transformations urbaines ou rurales ou les changements paysagers avec une dimension historique sont confrontées à la constitution de très grands corpus de données d’images diverses, qu’il s’agisse de photographies, de dessins, de peintures, gravures, plans, cartes, etc.. La création et la gestion de ces bases de données constituent une tâche très lourde pour les équipes. Une fois constitués, ces corpus sont souvent difficiles à interroger et à analyser et restent trop souvent inaccessibles à d’autres chercheurs, qui pourraient cependant les exploiter avec profit, les compléter ou les améliorer. L’objet général du projet est d’expérimenter une autre manière de produire et d’utiliser ces bases de données iconographiques en s’appuyant sur des outils numériques de stockage, d’interrogation et de visualisation. Ces outils facilitent bien sûr le stockage et la recherche des documents, la mise en relation de collections distinctes. Mais ils prennent en charge la dimension (géo)graphique des données. Il est possible de chercher des images possédant des caractéristiques communes, d’interroger les images au moyen d’interfaces cartographiques. Ces techniques numériques facilitent les traitements systématiques et les analyses quantitatives. Mais leur potentiel est aussi très grand pour l’analyse et la comparaison visuelles des documents. Il est possible de mettre en relation les images d’un lieu et les cartes de l’époque, de relier l’objet photographié (paysage, quartier, espace public, rue, bâtiment…) à sa représentation en plan, de chercher les images situées à proximité d’autres images, de lister les vues actuelles de bâtiments anciens et de les afficher simultanément ou successivement à l’écran... Enfin, la possibilité pour l’utilisateur d’interagir avec les documents, par des annotations ou des réactions permet d’envisager un travail collaboratif à partir de ces bases de données. L’impact de ces nouvelles technologies sur les pratiques de recherche n’est donc pas à négliger. Nous faisons l’hypothèse dans ce projet qu’elles peuvent rassembler chercheurs et spécialistes de disciplines différentes : historiens, historiens de l’art, architectes, urbanistes, géographes qui ont en commun les objets stockés dans bases de données. Dans une certaine mesure elles peuvent 3 contribuer à faire dialoguer approches « qualitatives » ou « quantitatives » en intégrant sur le même corpus analyse visuelle et traitements de séries. Notre projet a pour objectif de constituer un outil commun de partage sur le Web, de cartes et d’images d’un espace donné, et d’expérimenter les modalités de mutualisation et de mise en réseau intra et transdisciplinaires qu’un tel système peut offrir. Cet outil s’appliquera sur différentes collections dont disposent déjà les équipes concernées et qu’elles vont continuer à développer. Le fond déposé à Géophile contient environ 7 000 diapositives couleur réalisées sur le thème de l’architecture et des formes urbaines de l’agglomération lyonnaise depuis 1977 à aujourd’hui. Le CRGA dispose de deux fonds : celui des 4000 plaques photographiques constitué par les géographes de l’université de Lyon depuis son origine et de la base de données réalisée par B. Gauthiez sur certains immeubles de Lyon de la Renaissance au XIXème siècle. Le CRENAM mettra à la disposition du projet la bases de données géo-historiques constituée dans le cadre du site Atelier du Y lyonnais à deux échelles qui porte sur l’espace métropolitain lyonnais en général et l’espace alluvial au coeur de l’agglomération entre 1800 et 2000 et la base de données géo-historique en cours de constitution sur l’espace stéphanois dans le cadre du programme de recherches STEPPES (Système Territoire Patrimoine Paysage à Saint-Etienne). Le projet nécessite d’articuler étroitement trois dimensions : une réflexion conceptuelle prenant en charge la détermination des objectifs du système, un travail de conception et de développement informatique et la troisième une validation du prototype par son expérimentation. Celle-ci se fera par deux moyens : sa mise en oeuvre dans le cas d’un projet de recherche à travers un ou deux Master Recherche ; son usage comme support à un travail coopératif expérimental entre producteurs et gestionnaires de données et public spécialisé. Les technologies informatiques mobilisées seront multiples : gestion de bases de données images, gestion de bases de données cartographiques, couplage de la base de données images et d’un SIG, mise à disposition sur le Web par une interface collaborative.
Direction : Sylvie Fol

Date de mise à jour : 8 juin 2017

 
 

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