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Université Paris 1 - LabEx DynamiTe

Perception du risque d’inondation et effets sur les prix des biens immobiliers situés en zone inondable : le cas de la banlieue proche de Paris

Durée : 2016 - 2017

L’augmentation du risque d’inondation en hiver est une des conséquences du changement climatique dans le nord de la France. L’Ile-de-France est particulièrement exposée avec 830 000 habitants et 650 000 emplois localisés en zones inondables (OCDE, 2014). L’absence d’inondation majeure combinée avec une pression foncière importante a favorisé l’urbanisation des zones à risques sans que la population soit sensibilisée sur les dangers encourus. Même si depuis le milieu des années 2000 plusieurs mesures imposent une meilleure information (approbation de nombreux Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi) nouvelle génération en Ile-de-France, Information acquéreur locataire (IAL), Plan communal de sauvegarde (PCS)), la sensibilisation de la population au risque d’inondation semble très inégale en fonction des communes considérées.
Notre ambition est donc de réaliser une enquête sur l’information et la perception du risque dans les communes localisées le long de la Seine et de la Marne dans un rayon de 10 à 15km autour des limites de Paris. Nous cherchons à identifier d’une part, le degré de connaissance du risque et d’autre part, la qualité de la diffusion des informations relatives au risque auprès des populations. L’objectif est également de mesurer l’influence du niveau d’information sur la valeur des biens immobiliers. Dans la mesure où le risque impose une sorte de servitude aux biens, dès lors que la population est informée, le prix de ceux-ci devrait être inférieur à celui de biens semblables situés en zone sûre et bénéficiant d’aménités comparables… Si cette hypothèse a été vérifiée dans certaines études, on peut s’interroger sur sa portée dans une région marquée par une forte mobilité résidentielle, où les prix de l’immobilier sont élevés et où d’autres facteurs tels que les caractéristiques socio-économiques du quartier, l’accessibilité à différents services et/ou aménités environnementales sont à même de rivaliser avec l’exposition au risque d’inondation. Pour tester ces différentes hypothèses nous proposons d’utiliser la méthode des prix hédoniques.
Par ailleurs, il sera intéressant d’apprécier les effets de l’IAL obligatoire depuis juin 2006 sur la valeurs des biens couverts par un PPRi par une comparaison « avant » et « après », possible grâce à la base de données BIEN que nous disposons pour la période 2002-2012.

Date de mise à jour : 6 janvier 2017

 
 

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