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MEDD - Commissariat Général au Développement Durable

Guide méthodologique pour la réalisation de comptes et d’analyse de flux de matières et d’énergies aux échelles infranationales par des acteurs

Durée : Janvier 2012 - Décembre 2012

Les travaux du Commissariat Général au Développement Durable au niveau national montrent que le développement des services et les restructurations industrielles au cours des trois dernières décennies ont permis la création de plus de valeur ajoutée avec une moindre consommation de ressources, mais ils montrent également que la consommation par habitant n’a pas pour autant diminué. À l’échelle mondiale, on constate ainsi une augmentation continue de la masse des ressources extraites. Face à ce constat qui se heurte à la finitude des ressources planétaires, les démarches d’écologie territoriale visent un développement plus soutenable des territoires, basé sur l’optimisation locale des ressources naturelles, humaines et matérielles. L’écologie territoriale propose pour cela d’analyser le fonctionnement des territoires, tant du point de vue des flux de matières et d’énergies qui les traversent (notion de métabolisme) que des acteurs qui les composent et sont à l’origine de ces flux, en sont les destinataires, les gèrent ou les contrôlent (ou seraient susceptibles de le faire). L’idée est en effet, sur la base de l’observation, de détecter les potentialités des territoires en vue d’une optimisation de leur consommation de ressources en nouant de nouvelles coopérations entre acteurs.
Nous disposons de peu de connaissances sur le métabolisme de notre économie. Des comptabilités de flux de matières et d’énergies ont été développées depuis quelques années aux échelles nationales. Ce travail commence à émerger à l’échelle des territoires, mais les comptabilités aux échelles locales et régionales restent encore le fait d’initiatives ponctuelles et la méthodologie est encore loin de la standardisation dont ont bénéficié les comptabilités nationales.

Or, cette comptabilité de flux de matières aux échelles territoriales est porteuse d’enjeux importants. En effet, les territoires jouent un rôle essentiel lors de la mise en place des politiques et des actions de développement durable étant donné qu’il existe à ces échelles une forte corrélation entre les fonctions physiques (l’utilisation des matières, la production d’énergie et l’utilisation des terres pour les activités de production et de consommation), l’identité sociale, les entités économiques et les territoires politiques (Hammer M. et al, 2003).

Les principaux intérêts pour les territoires de mettre en place une comptabilité des flux de matières et d’énergies sont les suivants :

- Produire un état des flux de ressources en circulation sur le territoire régional, qui permettra de faire ressortir les postes importants de consommation de ressources et d’identifier les principaux enjeux pour le territoire ;

- Favoriser la construction d’une vision partagée du fonctionnement du territoire, en apportant une image synthétique et pédagogique. Cette vision partagée pourra constituer une base pour la définition de stratégies de dématérialisation et de relocalisation de l’économie par les acteurs locaux et régionaux. Elle facilitera ainsi la réalisation de projets territoriaux prenant en compte cette approche d’écologie territoriale autour d’une dynamique d’acteurs ;

- Produire des indicateurs intégrés de la consommation de ressources. La production de tels indicateurs permettra aux observatoires départementaux et régionaux de dépasser la collection d’indicateurs aujourd’hui disponibles sur la production de déchets, la consommation d’énergies, les prélèvements en eau… Cette démarche s’inscrit dans une logique de pérennité du dispositif d’observation des flux. Certains indicateurs pourront par ailleurs être comparables à ceux établis au niveau national ou à ceux d’autres territoires ;

- Disposer d’un cadre de référence régional et départemental dans lequel pourront se situer des projets locaux. L’établissement, dans un premier temps, d’une comptabilisation des flux aux échelles départementale et régionale pourrait fournir un cadre de référence à partir duquel des projets à des échelles géographiques et administratives plus fines (bassin économique, bassin de vie, agglomération, etc.), pourront être déclinés.

Le guide a été publié en 2014

Équipes
• UMR Géographie-Cités (Sabine Barles)
• Alterre Bourgogne (Association régionale pour l’environnement et le développement soutenable en Bourgogne)
• Mydiane

Date de mise à jour : 7 juillet 2015

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