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L’image d’avril 2015

Distance minimale des centres de gravité des secteurs de recensement (A.T.) du plus proche lycée, au sein de la même municipalité

 

Qui est l’auteur de cette image ?

Je suis Stavros Nikiforos Spyrellis, Docteur en géographie et actuellement ATER en géographie à l’Université de Paris Ouest Nanterre la Défense (UPO). Ma thèse de doctorat, intitulée Division sociale de l’espace métropolitain d’Athènes, facteurs économiques et enjeux scolaires, a été soutenue en novembre 2013. Ce travail se situe à la croisée de la géographie urbaine, de l’analyse spatiale, de la géographie sociale et de l’aménagement. Et il vise, à travers l’exemple de la métropole athénienne, à interroger les dynamiques spatiales en milieu urbain dense au regard de la structure sociale, en intégrant les réseaux économiques de la ville et le statut socioéconomique et éducatif des résidents athéniens.

D’où cette image est-elle extraite ?

Cette image est extraite de la deuxième partie de ma thèse, et plus précisément du chapitre 6. Cette partie est guidée par le questionnement des mécanismes de la ségrégation urbaine à Athènes, notamment par l’observation des mutations socio-économiques, des stratégies résidentielles et des inégalités scolaires. Dans ce chapitre, j’ai procédé à l’analyse de l’effet de la division sociale de l’espace sur les résultats scolaires, afin de comprendre le mécanisme de la ségrégation scolaire et d’analyser la contribution du réseau scolaire à la reproduction et à l’entretien des inégalités sociales. Cette analyse vise à identifier les inégalités dans la formation de la société et à évaluer à quel point le système éducatif reproduit les inégalités sociales. Dans un deuxième temps ce chapitre cherche à démontrer les relations entre la réussite scolaire et le contexte social, notamment par l’identification des quartiers athéniens selon leur caractère socioprofessionnel, éducatif et scolaire.

Comment cette image est-elle construite ? Pourquoi as-tu choisi de montrer cette image ?

L’objectif de cette carte est de représenter une partie des résultats d’une étude réalisée concernant la relation entre la réussite scolaire des élèves et leur milieu social. Il s’agit plus précisément d’évaluer l’impact de la composition sociale des populations environnantes sur le niveau scolaire des individus étudiés par établissement d’enseignement.
Les données grecques présentent de nombreux manques. Entre autres, elles ne permettent pas d’obtenir des indications directes sur le milieu social des élèves. Les analyses réalisées à partir des codes postaux à l’est de Londres, ou celles effectuées en région parisienne, sur le contexte familial des élèves, sont ainsi difficilement réalisables dans le cas grec.
Afin de remédier à l’absence de ce type de données, j’ai relié chaque établissement scolaire aux caractéristiques sociales du quartier environnant, en considérant que les Lycées publics accueillent obligatoirement les élèves résidant à proximité. Plus précisément, j’ai procédé par géolocalisation sur SIG des établissements scolaires et assignation du profil socio-économique moyen des résidents dans un rayon de 600 mètres autour de chaque école. Cette application, pour calculer le caractère de chaque zone, utilise la moyenne pondérée des données afin de prendre en compte de façon proportionnelle les A.T. qui ne sont pas intégrées en totalité dans les zones tampon.
Un élément important pour la réalisation de cette procédure tient au le fait qu’à Athènes on trouve souvent plusieurs lycées hébergés dans les mêmes bâtiments, partageant alors la même adresse. Sur cette carte on peut voir que de tels cas se trouvent principalement dans les quartiers les plus denses du centre de la Zone Métropolitaine d’Athènes. De plus, dans les cas où il existe seulement une école par municipalité, j’ai pris en compte le profil moyen de la totalité de la municipalité. Dans ces cas, tous les élèves sont obligés de se scolariser dans cette école et donc le caractère du quartier qui l’entoure ne peut pas être considéré comme plus indicatif.
La procédure a précisément reposé sur l’hypothèse selon laquelle les élèves ont la tendance, ou même l’obligation, de fréquenter l’école secondaire la plus proche de leur lieu de résidence. J’ai donc essayé d’établir un modèle de zonage autour des lycées athéniens en déterminant la zone d’influence la plus « étalée » autour de chaque école. Le but était ainsi de déterminer une zone d’influence maximale tout en s’assurant que les populations résidentes de cette zone sont les plus susceptibles de s’inscrire à l’établissement scolaire le plus proche.
C’était important de préciser pourquoi j’ai choisi de travailler avec des zones d’influence de 600m de rayon autour des établissements scolaires, ce seuil influençant logiquement une partie des résultats. Il s’agissait principalement de travailler à l’échelle du quotidien, en estimant que des cercles de cette taille pouvaient rassembler la plupart des activités quotidiennes dont l’école, réalisables à pied ou en voiture sur de courtes distances.
Pour déterminer cette distance, je suis parti de 3 postulats :
− la nécessaire prise en compte de la distance minimale de chaque centroïde des secteurs de recensement avec l’école la plus proche ;
− la nécessité de maximiser la superficie incluse dans les zones tampon et indirectement le nombre d’individus pris en compte ;
− la nécessité de minimiser les chevauchements de zones tampon afin d’éviter la comptabilisation à plusieurs reprises des mêmes individus.
Cette carte intitulée "Distance minimale des centres de gravité des secteurs de recensement (A.T.) du plus proche lycée, au sein de la même municipalité" montre le résultat du premier critère indicatif en liant chaque secteur de recensement avec l’école la plus proche.

Date de mise à jour : 10 avril 2015

 
 

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