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2014-2015

Gouverner l’Italie

Avec la collaboration de Dominique Rivière, Professeur de Géographie à l’université Paris Diderot et membre de l’UMR, le Groupe de recherche sur l’Italie contemporaine (GRIC) de Sciences Po Paris, organise un séminaire de recherche intitulé "Gouverner l’Italie".

Gouverner l’Italie
animé par Marc Lazar, Marie-Anne Matard-Bonucci et Dominique Rivière

« Gouverner les Italiens n’est pas difficile, c’est impossible ». Régulièrement citée en période électorale, attribuée à Giolitti mais aussi à Salvemini , Mussolini et Berlusconi, la formule, par son caractère apocryphe, invite à réfléchir sur ce qui a souvent été donné comme une évidence dans le débat public et dans certains travaux de sciences sociales : l’exercice du pouvoir politique, en Italie, se caractériserait par une forme d’impuissance ou d’anomalie. Les nombreux néologismes que recèle la langue italienne – malgoverno, sottogoverno, sgoverno- confirment que le gouvernement fait question dans l’Italie contemporaine. Les séances de notre séminaire s’attacheront à décrypter les enjeux de cette question, non pour établir, in fine, l’existence d’une pathologie singulière de l’exercice du pouvoir en Italie mais plutôt pour historiciser pratiques et représentations du gouvernement et le cas échéant relativiser ce « mal governo » (cf. l’importance du « laboratoire » italien dans diverses expériences de gouvernement urbain, etc.). La question sera donc appréhendée à travers ses enjeux institutionnels, sociaux, politiques, culturels et territoriaux. Elle sera examinée à différentes échelles, en postulant que dans la superposition, et l’articulation parfois difficile, de différents échelons du pouvoir –du municipal, régional, national, européen réside peut-être sinon l’une des singularités de l’Italie (la péninsule est plutôt emblématique de la situation de nombreux Etats européens après plusieurs décennies de décentralisation et d’intégration européenne), tout au moins l’un des points d’achoppement majeurs de ses mutations actuelles.

La question sera donc examinée sous plusieurs facettes : celle du rapport entre le cadre constitutionnel et les pratiques de gouvernement, entre l’unité nationale et la « question régionale » (crise Nord-Sud) , dans une perspective de longue durée ; - celle des relations –de concurrence, d’échange , de collaboration ou de conflit , entre le pouvoir politique national –i palazzi- et les autres « lieux » de pouvoir d’une part –partis, groupements d’intérêt, clientèles, pouvoirs criminels etc., les autres échelles d’autre part (question de la décentralisation/recentralisation) - celle du débat intellectuel et public sur le bon et le mauvais gouvernement ; et sur les rapports entre les Italiens et les diverses formes de pouvoir.

Les organisateurs se donnent pour objectif de réaliser une publication à partir de certaines contributions de ces deux années. Un numéro spécial de la revue Histoire@politique est ainsi envisagé.

En 2014-2015, le séminaire continue ses activités avec plusieurs séances, table-rondes et journées d’étude ( voir programme).

Zoom sur la table-ronde Gouverner les territoires et les villes le 12 février 2015 après-midi

Gouverner les territoires et les villes, cette problématique relève d’abord, en Italie comme en France, d’une réforme territoriale toujours remise en chantier, qui connaît actuellement une nouvelle phase : après deux décennies d’affirmation du pouvoir régional, qui s’est opérée souvent de façon conflictuelle avec l’échelle nationale, le curseur semble aujourd’hui être revenir vers le pouvoir local voire métropolitain (loi Delrio). Mais cette question de l’équilibre des pouvoirs Etat/région/local se pose en Italie sur un fond de mal governo qui connaît lui aussi une phase aigue, alors que plus de 200 communes ont été dissoutes depuis 1991, et alors que la péninsule, peu de temps après la « crise des déchets », est à nouveau secouée par des scandales de corruption dont la gravité n’est pas sans évoquer le contexte de l’opération Mains propres des années 1990, et qui mettent directement en cause l’économie des grands chantiers urbains (l’Expo, le Mose…). La question du rapport entre décentralisation et efficacité du gouvernement des territoires est donc posée, mais « gouverner les territoires et les villes » pose aussi la question des politiques d’urgence orchestrées par l’Etat, dont relèvent ces grands chantiers. Au-delà, il s’agira aussi de voir comment les politiques régionales et urbaines travaillent la fabrique des identités territoriales de l’ « Italie des cent villes », comment elles contribuent –directement ou par les « pis-allers » inventés en réponse à leur absence- à l’organisation des territoires urbains et régionaux.

avec Tommaso Vitale (Sciences-po), Céline Torrisi (Ecole française de Rome), Fabrizio Maccaglia (Université de Poitiers), Giovanni Laino (Naples, professeur invité à Paris-Diderot)

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Programme 2014-2015
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Programme 2014

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Date de mise à jour : 21 mars 2017

 
 

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