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Accueil « Recherche « Programmes scientifiques « CNRS « PROGRAMMES ANTÉRIEURS « Coexistence des savoirs et discontinuité des rationalités dans la géographie moderne

AC Histoire des savoirs

Coexistence des savoirs et discontinuité des rationalités dans la géographie moderne

Durée : 2004-2007

L’objectif de la recherche proposée est celui d’une interrogation sur les identités intellectuelles et pratiques des savoirs géographiques, entre 1760 et 1860. Travailler sur les savoirs géographiques à cette période invite à interroger une double tension qui travaille ce champ de savoirs, tiraillé d’une part entre unité disciplinaire et diversité des pratiques et des productions, et d’autre part entre vocation territoriale (ou nationale) et vocation universelle. Le projet entend analyser ces tiraillements, qui caractérisent la période précédant l’institutionnalisation de la discipline géographique, en ce qu’ils permettent d’observer des opérations originales de commensuration ou des savoirs. Le projet vise ainsi à désenclaver l’histoire des savoirs géographiques, qui souffre en effet, dans le panorama des sciences de l’homme et de son milieu, d’un double enclavement lié précisément à ces tensions : enclavement disciplinaire et enclavement national. On s’attachera à restituer la pluralité des savoirs géographiques, à saisir leur très grande diversité de lieux de production, d’institutions de validation, de modes d’administration de la preuve, de productions (iconographiques, textuelles, cartographiques), en privilégiant tout particulièrement l’analyse de la dynamique - géographique et historique – de ces savoirs (création, concurrence, substitution). Le projet de recherche présenté vise de manière générale à répondre aux questions suivantes : comment la géographie a-t-elle parcouru, diachroniquement, et comment a-t-elle distribué-t-elle, synchroniquement, cette commensurabilité ou non des savoirs, des discours, des pratiques qui la traversent, et dont elle est constituée ? Dans quels dispositifs, épistémiques, matériels, pratiques, et institutionnels, les différentes « cultures géographiques » se sont-elles rencontrées, reconnues, ignorées, repoussées et mélangées ? Cette proposition de recherche s’articule autour de trois lignes d’interrogations fondamentales : 1/ la constitution des formes de savoirs géographiques, 2/ la géographie impliquée dans les actions et les projets vis-à-vis du monde, 3/ les modes de présence de la géographie dans la culture. La géographie sera donc considérée tout à la fois sur le plan cognitif, pratique, et sur celui de la sociabilité.
Les recherches s’appuieront sur un corpus qui comprendra en particulier cinq ensembles de fonds à constituer : les savoirs géographiques institutionnels, les savoirs géographiques des acteurs de l’aménagement, les voyages d’exploration et les expéditions scientifiques, les représentations géographiques liées aux univers du spectacle et des arts, et les savoirs scolaires.

Coordinateur : Jean-Marc Besse

Voir en ligne : http://geo19es.parisgeo.cnrs.fr/

Date de mise à jour : 18 décembre 2012

 
 

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