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Accueil « Recherche « Axes de recherche « Archives - Les axes 2010-2013 « 1 - Recompositions des territoires métropolitains

1 - Recompositions des territoires métropolitains

Traversées par des mouvements de desserrement et des forces centripètes, les métropoles font aujourd’hui l’objet de réajustements tant quantitatifs que qualitatifs qui obligent à renouveler les modalités d’appréhension de ces territoires. Les travaux développés par l’équipe PARIS au sein de cet axe ont en commun de réinterroger les notions apparemment antagoniques que sont la hiérarchie et la réticularité, la mixité et la ségrégation, ou encore le public et le privé. Leur objectif est en effet de proposer une analyse des différentes combinatoires des évolutions spatio-temporelles de la métropole, avec la préoccupation constante de réélaborer les théories relatives aux logiques et processus qui (re)structurent ces territoires. Ils conjuguent pour cela l’approfondissement des acquis de l’équipe en analyse spatiale et en modélisation avec la mobilisation de nouveaux outils et concepts pour saisir les pratiques et les représentations des acteurs métropolitains, grâce à de nombreuses collaborations interdisciplinaires.

Les processus de recomposition des territoires métropolitains sont analysés selon trois perspectives, mettant respectivement en lumière l’accroissement et la diversification des mobilités, les reconfigurations des liens sociaux et le renouvellement des jeux d’acteurs. Si la métropole parisienne constitue un terrain d’investigation majeur, les recherches sont mises en perspective dans un cadre comparatif, en particulier européen (villes allemandes, britanniques et italiennes notamment) et nord-américain (Etats-Unis).

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Le système francilien des masters en réseau

Mobilités, représentations et fabriques des territoires métropolitains
L’analyse des mobilités spatiales constitue une entrée privilégiée pour aborder les dynamiques socio-spatiales des espaces métropolitains. Il s’agit de comprendre comment les nouveaux comportements de mobilité, articulés aux représentations que les individus ont des lieux, contribuent à une restructuration des régions métropolitaines et en quoi ces reconfigurations conduisent en retour à de nouvelles pratiques de mobilité et à de nouvelles représentations. Pour renouveler ces questionnements, deux types de mobilité en plein essor et encore peu étudiés sont abordés, à deux échelles différentes : les mobilités entre les métropoles européennes d’une part, les mobilités liées aux loisirs et aux achats à l’intérieur des métropoles d’autre part. Parmi les catégories d’analyse, le genre offre de nouveaux éclairages sur les recompositions des territoires métropolitains et ouvre vers une réinterprétation des théories socio-spatiales.

Une fragmentation inéluctable ?
Les processus de recomposition affectant les espaces métropolitains conduisent-ils à une fragmentation accrue, à l’échelon du quartier ou de la métropole entière ? Deux filtres de lecture considérés comme les plus révélateurs de dynamiques de ségrégation socio-spatiale sont plus particulièrement développés : l’école et la santé. Au sein du vaste champ des recherches sur la division sociale de l’espace métropolitain, nous proposons une approche qui combine le point de vue morphologique avec, d’une part, l’étude des pratiques individuelles, et avec, d’autre part, celle des stratégies des différents acteurs intervenant dans la construction des territoires. Les effets de dynamiques macro-économiques et politiques sur les processus de ségrégation et/ou d’intégration sont également examinés, notamment par le biais de recherches comparatives.

Reconfiguration des jeux d’acteurs et production de l’espace métropolitain

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Berlin, Kreuzberg
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Périphéries résidentielles en Ile-de-France

Si les acteurs de la métropole sont présents, plus ou moins en filigrane, dans toutes nos recherches, ils constituent également un objet d’étude à part entière, toujours en lien avec les recompositions en cours de l’espace métropolitain. Il s’agit de comprendre dans quelle mesure les acteurs contribuent, dans leurs interactions renouvelées, à inventer de nouveaux modèles de production de l’espace urbain, tout évaluant le rôle des configurations spatiales et des effets de contexte – institutionnels, sociaux, économiques – dans les stratégies et les pratiques des acteurs. Nos recherches portent sur la production de deux types d’espaces : les espaces résidentiels de front d’urbanisation d’une part, avec pour objectif de réinterroger les dynamiques de privatisation à l’œuvre dans les métropoles grâce à l’étude des interactions entre promoteurs immobiliers et collectivités locales, les centres-villes d’autre part, en étudiant le rôle des politiques publiques et des nouvelles formes de « gouvernance » dans la reconfiguration des formes urbaines et des espaces publics.

Date de mise à jour : 17 avril 2014

 
 

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